Un mélange de peintre et colleur va intervenir sur mobilier urbain, sur une autolib, sur boite à lettres... Comment calcule-t-il sa
visibilité ? Quel message peut apparaitre ? Une petite conversation avec JBC.
par Franck Senaud.
FS: comment choisis-tu tes supports/lieux d'intervention ?
J'essaie autant que possible d'avoir des créations reliées aux endroits sur lesquelles elles sont « posées ». Par exemple parler de « fric » sur les
Champs Elysées,
de langue de bois à la Défense,
de tissus et de belle époque dans la rue du Temple,
ou encore de toxicomanie dans un hôpital abandonné.
Parfois, c'est la commanditaire qui dictera le lieu à ma place s'il s'agit d'un festival ou d'une commande des pouvoirs locaux, et cela arrive de plus en plus.
D'autre critères entrent en jeu, comme la visibilité. En effet une œuvre d'art urbain, comme n'importe quelle autre
œuvre d'art, ne vit que par le regard des autres.
Choisir un endroit isolé n'aurait aucun sens si on prétend délivrer un message au grand public. Lorsque je travaille sur le mobilier urbain, les possibilités d'emplacements se limitent considérablement, et dans ce cas, c'est la visibilité qui prime.
PREFIGURATIONS est aussi une association evryenne.
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